Samedi 5 décembre 2009 6 05 12 2009 10:41

 Rappel d'un  article de Daniel FEIXES, de LA GAUCHE  MODERNE Languedoc-Roussillon, à la suite des mesures annoncées par le Président de la République fin septembre
...Déjà publié le 3 octobre. 


Je voudrais revenir sur les mesures en faveurs de la jeunesse, annoncées hier par le Président de la République.

Nicolas SARKOZY a défini son plan de "nouveau", ambitieux, difficile".


Dans le déroulé de son intervention, il a précisé qu'il voulait une "MAJORITE OUVERTE SUR LA JUSTICE".

Les observateurs ne peuvent que constater, à cette occasion, que la politique pragmatique qui est en oeuvre depuis le mois de Mai 2007, sait être SOCIALE devant de grands enjeux de société.

La présence des partis et des personnaliés d'ouverture, dans cette majorité, n'est pas neutre dans cette inflexion de la politique gouvernementale.

Martin HIRSCH a mis au point cette politique pour la jeunesse, que nous allons détailler, après avoir mis en place le RSA.

Et une "majorité ouverte sur la justice" n'est pas sans rappeler le slogan de La Gauche Moderne : "Une réforme juste".


Nous nous sentons parfaitement en phase avec les projets présentés d'une nouvelle "politique de la jeunesse".

Ce projet, donc, est articulé sur quatre points essentiels : l'éducation, l'insertion professionnelle, l'autonomie financière et l'engagement citoyen.


Nicolas SARKOZY a plusieurs fois répété, au long de son intervention, qu'il convenait de donner les mêmes droits à tous les jeunes, qu'ils poursuivent des études supérieures, qu'ils soient en apprentissage ou en formation professionnelle ou technologique, ou encore qu'ils soient sortis du système scolaire.

Face à ses droits, sont systématiquement rappelés les devoirs exigibles de tout citoyen dans une démocratie. Il s'agit d'une vraie politique de responsabilisation de la jeunesse.

Pour ne citer que les réformes principales qui seront mises en place, on peut citer :


1°)
En ce qui concerne l'éducation : une réforme de l'orientation qui doit impérativement être progressive et révisable.


2°)
En ce qui concerne l'orientation professionnelle : La priorité aux jeunes de 16 à 18 ans, qui sont sortis du système éducatif et qui ne sont suivis par aucune institution ou aucun service. Des plattes-formes régionales d'orientation professionnelle seront mises en place, où les missions locales auront le rôle majeur. L'apprentissage, les écoles de la deuxième chance, les contrats d'insertion seront proposés. Il y aura également des pré-recrutements qui seront mis en place au niveau des entreprises qui financeront les formations avec engagement de proposer des contrats d'embauche au terme des formations. Les apprentis devront bénéficier des mêmes avantages que les étudiants.
La fonction publique devra multiplier de beaucoup le nombre de ses apprentis. L'alternance devra être possible en fin de cursus universitaire ou de formation. Les stages devront être envisagés comme de véritables étapes dans un parcours de formation et, en aucun cas, comme des sous-statuts pour embaucher à bon compte. Plus aucun stage ne devra être proposé hors cursus de formation.

Les jeunes de moins de 25 ans qui travaillent depuis 2 ans au cours des trois dernières années percevront le RSA, exactement comme les plus de 25 ans, sous les mêmes conditions, rien ne justifiant que, dans une même entreprise, des jeunes de plus ou moins de 25 ans soient traités différemment. L'essentiel du RSA, étant toujours d'inciter les jeunes ou les adultes à gagner davantage au travail qu'en assistanat (Salaire + allocations).


3°)
En ce qui concerne l'autonomie financière : L'année universitaire devant être portée de 9 à 10 mois, de façon à améliorer la qualité des formations, les bourses seront, elles aussi, versées sur 10 mois au lieu de 9, pour ne pas pénaliser les jeunes boursiers. Les jeunes majeurs qui le souhaiteront, pourront se voir versés directement une partie des allocations que perçoivent leurs parents, mais dans le cadre d'un projet (permis de conduire, aide au logement etc...). Enfin, l'aide à l'acquisition d'une protection santé complémentaire sera doublée, de façon à ce qu'il y ait égalité des jeunes devant la santé.


4°)
En ce qui concerne l'engagement citoyen : le service civique volontaire sera favorisé. Il s'agit d'un creuset de mixité sociale et de citoyenneté. La mobilité européenne des formations sera étendue, notamment en élargissant le plan ERASMUS, jusqu'ici réservé aux étudiants dans les universités, jusqu'à l'apprentissage et les formations techniques et propfessionnelles.

Toutes ces mesures seront contractuelles et des objectifs seront fixés en partenariat avec les jeunes. Ceux qui ne rempliront pas leur part de contrat se verront supprimer les aides qui leur seront allouées.


Le Président de la République a conclu en précisant que sa politique ne pouvait être ni de droite ni de gauche, mais d'intérêt général.

De mémoire, je crois qu'il n'y a jamais eu de projet global aussi large en direction de la jeunesse, à travers autant d'axes divers, en simultané.

Cette énergie mérite d'être reconnue pour ce qu'elle est.

Bien sûr, certaines voix, dans la majorité critiquent un volet trop social à leur yeux. Le débat parlementaire permettra d'expliquer en quoi cette politique nouvelle est essentielle pour l'avenir économique du pays et pour la cohésion sociale.

D'autres voix, à gauche, s'élèvent aussi. Celles-là sont plus étonnantes. Comment les partis de gauche, peuvent-ils ne pas reconnaître le virage social de cette politique à destination des jeunes.

N'est-il pas bienvenu de s'occuper simultanément de la formation, de l'emploi, de l'autonomie et de la citoyenneté de la jeunesse?

N'est-il pas cohérent de reconnaître les droits des jeunes et d'en exiger des devoirs envers la société?


Comment la gauche, qui a été si pauvre dans ses politiques proposées en direction de la jeunesse et si faible dans ses résultats, au point que le vote des jeunes s'est totalement détourné des idées de gauche, lors de la dernière élection présidentielle, peut-elle porter un jugement aussi négatif, sur une politique qu'elle aurait été dans l'incapacité, non seulement de conduire, mais encore d'imaginer?


La Gauche Moderne accompagne la politique du Président de la République, pour des réformes comme celle-ci. Car la réforme juste, c'est celle qui va changer en profondeur une société française qui en a grand besoin, en gardant toujours à l'esprit l'exigence de justice sociale.

La France a besoin de REFORME, les Français ont besoin de JUSTICE.

Alors, Vive la REFORME JUSTE.

Daniel FEIXES
La Gauche Moderne, Languedoc-Roussillon

Par Daniel Feixes - Publié dans : Politique française
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Vendredi 4 décembre 2009 5 04 12 2009 10:36

L'avenir de la régulation financière se joue maintenant. Et Nicolas Sarkozy se bat pour imposer le modèle continental qu'il défend, fondé sur une stricte régulation des activités financières.
Par Gaétan de Capèle, Le Figaro du 02 décembre.

Un an après le désormais célèbre discours de Toulon, prétexte à un procès sans concession des turpitudes du «capitalisme perverti», Nicolas Sarkozy n'a pas manqué l'occasion, mardi dans la cité industrielle voisine de La Seyne-sur-Mer, de le stigmatiser à nouveau. Ou plus précisément d'opposer le modèle continental qu'il défend, fondé sur une stricte régulation des activités financières, à un modèle anglo-saxon régi par les règles du marché et un encadrement réglementaire minimal.

Cette croisade, devenue une marque de fabrique du sarkozysme, fait incontestablement mouche dans l'opinion. On peut tourner la chose comme on veut, avoir vu des usines, la valse des milliards sur les marchés financiers, les bénéfices plantureux des banques et les bonus de Wall Street ne passent plus. Le chef de l'État n'en ignore rien et ce retour à un thème auquel adhère une majorité de Français n'est bien sûr pas exempt d'arrière-pensées.

Pour autant, réduire cette nouvelle offensive présidentielle à un simple calcul politique serait une erreur. La bataille menée par Nicolas Sarkozy contre Londres pour imposer Michel Barnier comme commissaire au Marché intérieur à Bruxelles, c'est-à-dire pour confier à un Français la tutelle des services financiers, en témoigne. Car, s'agissant de la régulation financière, c'est maintenant que se joue la partie.

Les deux G20, qui ont jeté les bases d'une véritable refondation du système financier - surveillance des établissements, règles prudentielles, rémunérations, normes comptables… -, ont fixé un cadre : il s'agit à présent de mettre concrètement en œuvre toutes ces bonnes résolutions. Or, au fur et à mesure que s'estompe la crise, la tentation est grande, du côté de la City, poumon financier de la Grande-Bretagne et de l'Europe, de ne réformer qu'à la marge. Cet attentisme tranche avec le volontarisme affiché de ce côté-ci de la Manche.

Mais ce bras de fer entre l'Europe continentale et l'Angleterre n'est rien à côté de celui qu'il faudra mener face aux États-Unis, où les choses n'ont pas avancé d'un pouce. Les engagements de Barack Obama se heurtent à un tir de barrage du Congrès et, un an après Lehman Brothers, qui mit en lumière les failles béantes de la supervision bancaire américaine, personne n'est en mesure de dire qui surveille quoi à Wall Street. Là-bas, le modèle anglo-saxon reste plus vivace que jamais.


Gaétan de Capèle
Le Figaro
Par Gaétan de Capèle, Le Figaro - Publié dans : Economie et social
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Mercredi 2 décembre 2009 3 02 12 2009 10:07


COMMUNIQUE de La Gauche Moderne


C’est à travers un biais malsain, celui des minarets, que l’extrême droite populiste suisse a posé la question de l’intégration de l’Islam dans le champ public. Lui emboitant le pas, nombre de médias européens souhaitent poser ainsi la question, cherchant plus à susciter l’émotion que la réflexion sereine qui serait nécessaire.

 

La façon, dont les électeurs suisses ont réagi, montre qu’il y a une crainte forte dans la population suisse, qui est probablement aussi présente en France, devant les manifestations internationales de l’islamisme fondamentaliste. Au delà du terrorisme, la condition faite à la femme, l’interdiction de toute autre forme de religion dans de nombreux pays qui se réfèrent à ces dogmes entretiennent cette crainte.

 

L’Islam de France, qui s’est doté d’une structure de dialogue et de représentation qui aide à la perception de sa volonté d’intégration dans le cadre laïque de notre république, ne ressemble en rien à ces modèles totalitaires, pour qui la religion n’est qu’un prétexte. Son existence contribue à affaiblir et faire reculer les courants extrémistes, dont chacun sait qu’ils ont aussi des relais dans notre pays.

 

C’est pourquoi, il est toujours préférable, plutôt qu’une mosquée clandestine dans le sous-sol d’une cité, qui favorisera la radicalisation, la construction d’un édifice de prière. Naturellement celui-ci devra s’intégrer dans la tradition d’urbanisme de la ville et du quartier ou il estconstruit. Les mosquées ont, par nature, leurs minarets, ceux-ci ne doivent pas transformer le paysage qui les entoure, l’architecture et l’urbanisme modernes savent fournir tous les moyens pour que ce soit aisément le cas.

 

La Gauche Moderne, approuve le fait que des maires de grandes villes, comme Marseille ou Mulhouse aient choisi d’autoriser la construction de mosquées dans leur ville, dans le respect de l’architecture et de l’environnement, comme l’avait déjà fait Paris il y a plus de cent ans, avec un succès qui ne se dément pas, rencontré auprès de parisiens, de toutes origines, depuis lors.

 

La Gauche Moderne,

Mardi 1 décembre 2009

www.lagauchemoderne.org

 

Par La Gauche Moderne - Publié dans : Société
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Mardi 1 décembre 2009 2 01 12 2009 09:22

Article déjà publié sous le titre "accroître le rôle des régions
"...

La décentralisation est une des conditions de la modernisation de l’État, de l’approfondissement de la démocratie, du bon fonctionnement des services publics. Elle permet de mieux cerner les besoins, de répondre à l’aspiration des populations à maîtriser leur destin, alors que l’État central ne dispose pas des meilleurs moyens pour adapter son action aux particularités locales, même s’il doit conserver une capacité d’examen de long terme et de vision large. Elle permet aussi un meilleur contrôle citoyen sur une politique menée par des élus et des responsables proches d’eux. Les régions - et les villes, grandes oubliées de la décentralisation-  pourraient voir leurs compétences devenir majeures dans les domaines tels que les transports, le logement, la santé, la formation, l’environnement, la politique culturelle.  Ces compétences devront être propres à chaque collectivité et non se superposer ou s’enchevêtrer, comme c’est le cas aujourd’hui, ce qui nuit à l’efficacité et augmente les coûts. Les régions qui pourraient disposer de moyens supplémentaires et d’autonomie dans leur utilisation, auront toute latitude pour collaborer et contracter avec d’autres entités territoriales, y compris européennes, rechercher toutes sources de financement, rétrocéder au privé, sous condition d’évaluation, une part de l’exécution de leurs missions. La fiscalité locale devenue un « maquis inextricable », sera réformée en envisageant la spécialisation des taxes par collectivité, en édictant des règles de transparence et des modalités de contrôle.

On se dirigera vers une rationalisation des niveaux institutionnels qui aujourd’hui s’imbriquent, une simplification du « millefeuille » des territoires. On peut, pour disposer de régions suffisamment fortes, inciter au regroupement de certaines d’entre elles, envisager, après consultation des citoyens concernés,  des regroupements entre départements, entre départements et région. D’ores et déjà, les élus de ces deux collectivités pourraient être communs :  réduits de moitié, ils siègeraient  à la fois au conseil régional et au conseil général. Le développement des structures intercommunales qui concerne aujourd’hui plus des trois quarts de la population française, doit être poursuivi, leurs responsabilités élargies, leur caractère démocratique affirmé par l’élection de leurs exécutifs sur les listes municipales (méthode du fléchage).  

Les possibilités et les modalités de décentralisation peuvent être diverses.  Il  n’est pas souhaitable d’imposer des solutions uniques, l’égalité n’exige pas l’uniformité qui, pas plus dans ce domaine que dans d’autres, ne doit pas être un dogme. L’unité elle-même ne l’exige pas, qui peut se réaliser dans une juste prise en considération de la diversité, comme a pu l’écrire Edgar Pisani « il n’y a pas d’unité possible qui ne respecte la diversité ». La diversité peut être créatrice de progrès, les expérimentations, suivies d’évaluation,  peuvent être un levier du changement et de la modernisation. C’est la rigidité, l’uniformité de principe, impossible à satisfaire dans la réalité, et le refus de s’adapter à la diversité des situations qui créent souvent les injustices. Ce respect de la diversité n’empêchera pas l’échelon central de mettre en œuvre une relative péréquation des moyens permettant la solidarité entre territoires. Responsabilité et solidarité seront ainsi les principes autour desquels s’articulera la décentralisation. 

Pour montrer sa volonté décentralisatrice, l’État pourra recourir à des mesures de déconcentration : plusieurs ministères (on pense à l’agriculture et la pêche, l’environnement, l’industrie ou le tourisme…) pourraient s’installer en région, les sous-préfectures, en concertation avec les collectivités locales, seraient progressivement supprimées.

Marc d'Héré
aussi sur le blog http://marcdhere.over-blog.com

Par marc d'Héré - Publié dans : Collectivités locales - Communauté : Plus de pouvoirs aux Régions
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Dimanche 29 novembre 2009 7 29 11 2009 10:01


…Extraits d’articles du 28 11…

 

Le point.fr et AFP

Nicolas Sarkozy, invité vedette du Conseil national de l'UMP réuni samedi à Aubervilliers, en Seine-Saint-Denis, a profité d'un discours sur les élections régionales pour revenir sur les mesures prises depuis le début de son mandat.

"Notre stratégie, c'est celle d'une écologie populaire, nous voulons la croissance, mais la croissance durable, voilà le message que vous devez défendre devant les Français", a lancé Nicolas Sarkozy. Une nouvelle fois, le président a justifié l'instauration de la taxe carbone, qui a fait grincer pas mal de dents dans son propre camp. "Je vous demande d'avoir le courage d'assumer des choix structurants", a-t-il dit aux cadres de la majorité, ajoutant: "lorsque les Français recevront leur chèque au mois de février, ils comprendront".

Au-delà de l'environnement, le chef de l'État a longuement justifié toutes les mesures prises depuis son élection, de la baisse de la TVA dans la restauration au bouclier fiscal, évoquant une "oeuvre gigantesque de modernisation de la France". Après "l'ouverture des hommes", Nicolas Sarkozy a également invité ses troupes à pratiquer "l'ouverture aux thèmes", citant notamment la loi Hadopi grâce à laquelle "nous sommes de nouveau entendus par les milieux culturels". "Depuis deux ans et demi, tous les débats sans exception, c'est nous qui les portons. Toutes les initiatives sans exception, c'est nous qui les prenons", a-t-il dit, "vous êtes une famille qui est à un niveau jamais égalé dans toute l'histoire de la droite et du centre !"

 

S.L. pour Le Figaro.fr avec Agences

Devant le conseil national de son parti, le chef de l'Etat a appelé au courage et à défendre l'action au gouvernement. François Fillon, lui, a insisté sur la nécessité de l'unité. L'UMP a investi toutes ses têtes de listes.

Ce sera une bataille nationale et Nicolas Sarkozy en assumera le résultat. L'UMP a lancé samedi solennellement sa campagne pour les élections régionales de mars 2010. Devant le conseil national du parti de la majorité, les ténors ont défilé toute la journée à Aubervilliers (Seine-Saint-Denis), précédant Nicolas Sarkozy.

Le chef de l'Etat a en effet choisi de venir lui-même saluer militants et élus. Dans un discours aux accents de 2007, il a appelé ses troupes à défendre les réformes menées par le gouvernement, même les plus contestées. De la loi Hadopi sur le téléchargement illégal à la taxe carbone en passant par la baisse de TVA dans la restauration, Nicolas Sarkozy a exhorté militants et élus UMP à ne rien lâcher. …

Nicolas Sarkozy a également taclé PS et écologistes sur leurs critiques de son action. Il a ainsi accusé Martine Aubry de vouloir faire le jeu du FN en appelant à une régularisation massive des sans-papiers : «est ce que vous croyez que je n'ai pas compris la manoeuvre? De la même façon que le Parti socialiste dans les années 1980 a exploité le Front national pour gagner les élections, il s'agit à trois mois des élections régionales d'agiter le chiffon rouge», a expliqué le chef de l'Etat, pour qui «ce n'est pas une pratique qui honore ceux qui ont décidé de la prendre».

Autre attaque en règle, cette fois contre les écologistes : «Quand j'entends nos écologistes parfois dire qu'ils vont faire campagne sur le thème de la décroissance, est-ce qu'ils savent qu'il y a du chômage? est-ce qu'ils savent qu'il y a de la misère dans le monde? est-ce qu'ils savent qu'il y a près d'un milliard de gens qui ne mangent pas à leur faim et que la décroissance ça veut dire plus de misère pour tous ces gens-là?»

«Vous êtes une famille qui est à un niveau jamais égalé en France», a assuré le chef de l'Etat aux membres de l'UMP, alors que les sondages donnent une nette avance à la gauche pour le moment. «Vous allez partir à la rencontre des Français, c'est un privilège».

Avant le discours du chef de l'Etat, François Fillon et Xavier Bertrand avaient déjà évoqué cette stratégie d'union autour du bilan de la majorité. «Ne nous y trompons nous ne gagnerons pas les élections régionales en menant 22 campagnes, chacun dans son coin, chacun dans sa région», mais en assumant le «changement de la France depuis 2007», a expliqué le numéro un de l'UMP.

Pour le premier ministre, «la gauche va tenter d'instrumentaliser cette élection contre le président, le gouvernement et les réformes. Nous devons assumer notre bilan, nous devons assumer nos convictions, nous devons placer l'opposition devant la vacuité de ses propositions». Le premier ministre a averti : «Tout le monde devra se plier aux décisions prises (...) Il faudra mettre de côté les intérêts personnels et les sensibilités partisanes aussi légitimes soient-elles».

Le message, martelé par tous, est donc celui de l'unité derrière l'action et les réformes du chef de l'Etat et du gouvernement. Le slogan de l'UMP pour ces élections est le suivant : «La France change, ma région doit changer aussi»…

Lemonde.fr avec AFP

François Fillon a une nouvelle fois appelé samedi à "l'unité" de la majorité présidentielle pour les élections régionales qu'il a placées sous le signe d'une campagne "nationale" axée sur la défense de la politique gouvernementale.

"Ce n'est pas seulement en faisant 22 campagnes régionales, chacun dans son coin, que nous combattrons cette gauche là et que nous riposterons à ses attaques contre le président et le gouvernement", a lancé le Premier ministre relayant le même message que d'autres ténors de l'UMP avant lui.  Il va falloir du régional car les Français attendent des propositions précises mais il faudra aussi faire du national", a ajouté M. Fillon devant les cadres du parti présidentiel réunis aux docks d'Aubervilliers (Seine-Saint-Denis).

Il a également mis en garde les candidats issus de la majorité qui envisagent de présenter des listes dissidentes. "Tout le monde devra se plier aux décisions prises (...) Il faudra mettre de côté les intérêts personnels et les sensibilités partisanes aussi légitimes soient-elles", a-t-il averti.

Vantant les "80% des réformes" promises par Nicolas Sarkozy, selon lui déjà réalisées et "enviées" par d'autres pays européens, François Fillon s'est attaqué frontalement à la gauche et à la première secrétaire du PS Martine Aubry. "Sur la fiscalité régionale, la gauche s'est révélée insatiable", a-t-il accusé. Pour M. Fillon, la "régularisation massive" des sans-papiers réclamée par la première secrétaire du PS relève de "l'irresponsabilité".

"La gauche va tenter d'instrumentaliser cette élection contre le président, le gouvernement et les réformes. Nous devons assumer notre bilan, nous devons assumer nos convictions, nous devons placer l'opposition devant la vacuité de ses propositions", a affirmé M. Fillon.

Par Figaro.fr, le Point.fr, Le Monde.fr - Publié dans : Régions
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