Rappel d'un article de Daniel FEIXES, de LA GAUCHE MODERNE Languedoc-Roussillon, à la suite des mesures annoncées par le Président de la République fin septembre...Déjà publié le 3 octobre.
Je voudrais revenir sur les mesures en faveurs de la jeunesse, annoncées hier par le Président de la République.
Nicolas SARKOZY a défini son plan de "nouveau", ambitieux, difficile".
Dans le déroulé de son intervention, il a précisé qu'il voulait une "MAJORITE OUVERTE SUR LA JUSTICE".
Les observateurs ne peuvent que constater, à cette occasion, que la politique pragmatique qui est en oeuvre depuis le mois de Mai 2007, sait être SOCIALE devant de grands enjeux de société.
La présence des partis et des personnaliés d'ouverture, dans cette majorité, n'est pas neutre dans cette inflexion de la politique gouvernementale.
Martin HIRSCH a mis au point cette politique pour la jeunesse, que nous allons détailler, après avoir mis en place le RSA.
Et une "majorité ouverte sur la justice" n'est pas sans rappeler le slogan de La Gauche Moderne : "Une réforme juste".
Nous nous sentons parfaitement en phase avec les projets présentés d'une nouvelle "politique de la jeunesse".
Ce projet, donc, est articulé sur quatre points essentiels : l'éducation, l'insertion professionnelle, l'autonomie financière et l'engagement citoyen.
Nicolas SARKOZY a plusieurs fois répété, au long de son intervention, qu'il convenait de donner les mêmes droits à tous les jeunes, qu'ils poursuivent des études supérieures, qu'ils soient en
apprentissage ou en formation professionnelle ou technologique, ou encore qu'ils soient sortis du système scolaire.
Face à ses droits, sont systématiquement rappelés les devoirs exigibles de tout citoyen dans une démocratie. Il s'agit d'une vraie politique de responsabilisation de la jeunesse.
Pour ne citer que les réformes principales qui seront mises en place, on peut citer :
1°) En ce qui concerne l'éducation : une réforme de l'orientation qui doit impérativement être progressive et révisable.
2°) En ce qui concerne l'orientation professionnelle : La priorité aux jeunes de 16 à 18 ans, qui sont sortis du système éducatif et qui ne sont suivis par aucune institution ou aucun
service. Des plattes-formes régionales d'orientation professionnelle seront mises en place, où les missions locales auront le rôle majeur. L'apprentissage, les écoles de la deuxième chance, les
contrats d'insertion seront proposés. Il y aura également des pré-recrutements qui seront mis en place au niveau des entreprises qui financeront les formations avec engagement de proposer des
contrats d'embauche au terme des formations. Les apprentis devront bénéficier des mêmes avantages que les étudiants.
La fonction publique devra multiplier de beaucoup le nombre de ses apprentis. L'alternance devra être possible en fin de cursus universitaire ou de formation. Les stages devront être envisagés
comme de véritables étapes dans un parcours de formation et, en aucun cas, comme des sous-statuts pour embaucher à bon compte. Plus aucun stage ne devra être proposé hors cursus de
formation.
Les jeunes de moins de 25 ans qui travaillent depuis 2 ans au cours des trois dernières années percevront le RSA, exactement comme les plus de 25 ans, sous les mêmes conditions, rien ne justifiant que, dans une même entreprise, des jeunes de plus ou moins de 25 ans soient traités différemment. L'essentiel du RSA, étant toujours d'inciter les jeunes ou les adultes à gagner davantage au travail qu'en assistanat (Salaire + allocations).
3°) En ce qui concerne l'autonomie financière : L'année universitaire devant être portée de 9 à 10 mois, de façon à améliorer la qualité des formations, les bourses seront, elles aussi,
versées sur 10 mois au lieu de 9, pour ne pas pénaliser les jeunes boursiers. Les jeunes majeurs qui le souhaiteront, pourront se voir versés directement une partie des allocations que perçoivent
leurs parents, mais dans le cadre d'un projet (permis de conduire, aide au logement etc...). Enfin, l'aide à l'acquisition d'une protection santé complémentaire sera doublée, de façon à ce qu'il
y ait égalité des jeunes devant la santé.
4°) En ce qui concerne l'engagement citoyen : le service civique volontaire sera favorisé. Il s'agit d'un creuset de mixité sociale et de citoyenneté. La mobilité européenne des formations
sera étendue, notamment en élargissant le plan ERASMUS, jusqu'ici réservé aux étudiants dans les universités, jusqu'à l'apprentissage et les formations techniques et
propfessionnelles.
Toutes ces mesures seront contractuelles et des objectifs seront fixés en partenariat avec les jeunes. Ceux qui ne rempliront pas leur part de contrat se verront supprimer les aides qui leur seront allouées.
Le Président de la République a conclu en précisant que sa politique ne pouvait être ni de droite ni de gauche, mais d'intérêt général.
De mémoire, je crois qu'il n'y a jamais eu de projet global aussi large en direction de la jeunesse, à travers autant d'axes divers, en simultané.
Cette énergie mérite d'être reconnue pour ce qu'elle est.
Bien sûr, certaines voix, dans la majorité critiquent un volet trop social à leur yeux. Le débat parlementaire permettra d'expliquer en quoi cette politique nouvelle est essentielle pour l'avenir économique du pays et pour la cohésion sociale.
D'autres voix, à gauche, s'élèvent aussi. Celles-là sont plus étonnantes. Comment les partis de gauche, peuvent-ils ne pas reconnaître le virage social de cette politique à destination des jeunes.
N'est-il pas bienvenu de s'occuper simultanément de la formation, de l'emploi, de l'autonomie et de la citoyenneté de la jeunesse?
N'est-il pas cohérent de reconnaître les droits des jeunes et d'en exiger des devoirs envers la société?
Comment la gauche, qui a été si pauvre dans ses politiques proposées en direction de la jeunesse et si faible dans ses résultats, au point que le vote des jeunes s'est totalement détourné
des idées de gauche, lors de la dernière élection présidentielle, peut-elle porter un jugement aussi négatif, sur une politique qu'elle aurait été dans l'incapacité, non seulement de conduire,
mais encore d'imaginer?
La Gauche Moderne accompagne la politique du Président de la République, pour des réformes comme celle-ci. Car la réforme juste, c'est celle qui va changer en profondeur une société française qui
en a grand besoin, en gardant toujours à l'esprit l'exigence de justice sociale.
La France a besoin de REFORME, les Français ont besoin de JUSTICE.
Alors, Vive la REFORME JUSTE.
Daniel FEIXES
La Gauche Moderne, Languedoc-Roussillon
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Derniers Commentaires